Quel témoignage de Marcel Callo pour les jeunes aujourd’hui ?

Le « Mag des jeunes » du 25 mars 2015 sur RCF Alpha s’interrogeait sur le message que le bienheureux Marcel Callo peut apporter encore aujourd’hui aux jeunes. Gabrielle Wassmer, responsable diocésaine de la Pastorale des jeunes / Silo, recevait trois jeunes des mouvements dans lesquels Marcel Callo étaient lui-même engagé.

> Écoutez l’émission : http://silo.asso.fr/mag-jeunes-3-marcel-callo/

Les invités :

  • Marie Frontaine, responsable diocésaine du Mouvement Eucharistique des Jeunes
  • François Lanoë, du groupe Scout Unitaire de France « Marcel Callo » à Rennes
  • Samuel Rubin, de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne

Trois jeunes qui sont touchés par la vie de Marcel Callo : le sens du service des autres et de l’engagement pour faire bouger les choses, l’aide auprès de ses camarades de travail et la réaction à l’injustice, la confiance dans le Christ et sa pratique de la prière et de l’Eucharistie.

Publicités

140 m de graff à Rennes : découvrez la fresque complète sur Marcel Callo !

Le 19 mars 2015 était inauguré une grande fresque hommage à Marcel Callo, réalisée par des graffeurs au pied de la basilique Notre-Dame de Bonne-Nouvelle. Terminée quelques jours plus tard, découvrez ici le fresque dans sa totalité.

Fresque Marcel Callo_complète_3

Cinq graffeurs du collectif rennais La Crèmerie ont réalisé cette fresque, à la demande du diocèse de Rennes et de la Ville de Rennes. Le coordinateur du groupe, de son nom d’artiste-peintre Mya, avait rencontré auparavant Mgr Pierre d’Ornellas pour échanger sur le thème de la fresque et imaginer les différentes scènes. Les artistes ont ensuite eu carte blanche pour la création de l’œuvre.

Pour voir la fresque en détail et en plein écran

> http://www.closr.it/s/w/xxm/

Cliquez sur le lien ci-dessus pour afficher la fresque dans un module spécial qui vous permettra de vous déplacer dans la fresque en grand format et de suivre une visite guidée (en cliquant sur l’icône triangle).

Constituée de 8 scènes, la fresque se lit de droite à gauche

Fresque Marcel Callo_S1-2 1/ C’est l’histoire d’un Rennais né en 1921…
Fresque Marcel Callo_S2-2 2/ L’enfance de Marcel Callo à Rennes
Fresque Marcel Callo_S3-2 3/ L’imprimerie où il travaille en tant qu’ouvrier typographe
Fresque Marcel Callo_S4-2 4/ Le bombardement de Rennes du 8 mars 1943
Fresque Marcel Callo_S5-2 5/ Marcel et sa fiancée, Marguerite, au moment de son départ pour l’Allemagne, séparés par la croix en fleur d’immortelles qui symbolise son engagement religieux
Fresque Marcel Callo_S6-2 6/ Le départ pour le service du Travail Obligatoire
Fresque Marcel Callo_S7-2 7/ En Allemagne, Marcel est emprisonné car il continue son engagement de jociste
Fresque Marcel Callo_S8-2 8/ Marcel Callo meurt en mars 1945 au camp de concentration de Mauthausen

« Marcel Callo : le graff d’une vie » : la vidéo de la réalisation de la fresque

Une réalisation de Lou-Kevin Roquais pour Les Productions du regard.

Quelques photos sur la réalisation de la fresque

Peinture et bombes
Peinture et bombes en action place Sainte-Anne à Rennes le 19 mars 2015
Mya, le graffeur qui a coordonné la fresque
Mya, le graffeur qui a coordonné la fresque
Des élèves de l'école Marcel Callo de Rennes assistent aux derniers coups de bombes
Des élèves de l’école Marcel Callo de Rennes assistent aux derniers coups de bombes
Mya échange avec Mgr d'Ornellas
Mya échange avec Mgr d’Ornellas lors de l’inauguration
L'équipe des graffeurs La Crèmerie qui ont réalisé la fresque, avec Mgr d'Ornellas
L’équipe des graffeurs La Crèmerie qui ont réalisé la fresque, avec Mgr d’Ornellas
Mya et Mgr d'Ornellas
Mya et Mgr d’Ornellas
Fresque Marcel Callo
Mya rencontre une sœur de Marcel Callo et la fille d’un de ses compagnons de captivité (Fernand Morin)

Une exposition sur Marcel Callo à la Maison diocésaine de Rennes

Expo Marcel Callo

Jusqu’au 24 avril, le service des Archives historiques du diocèse de Rennes présente une exposition dans les couloirs de la Maison diocésaine, avec de nombreux documents historiques.

François-Xavier Lemercier, du service des Archives historiques du diocèse de Rennes, présente en 5 panneaux la vie du bienheureux Marcel Callo. Rapide résumé de la vie du jeune rennais, cette exposition est surtout l’occasion de présenter au public de nombreux documents conservés dans les archives du diocèse. Ces photos en noir et blanc font revivre les différentes étapes du parcours de Marcel Callo, de son enfance à sa captivité en Allemagne. Le dernier panneau évoque les hommages rendus et la célébration de sa béatification à Rome en 1987 par le pape Jean-Paul II.

> A VOIR : jusqu’au vendredi 24 avril, à la Maison diocésaine au 45 rue de Brest, à Rennes. Ouverture : 8h30-20h15 en semaine, 8h30-12h le samedi. Entrée gratuite.

La basilique Notre-Dame de Bonne Nouvelle à Rennes, bientôt dotée d’un clocher ?

Émotion chez tous les Rennais : la basilique Notre-Dame de Bonne Nouvelle, aussi dénommée église Saint-Aubin, serait enfin dotée d’un clocher à sa mesure ?

Des experts l’ont effectivement laissé entendre, appelés à son chevet suite à la découverte d’une fissure importante dans le bâtiment. Un aboutissement à cette construction du centre historique de Rennes, attendu depuis 1904 !

> LIRE tout l’article sur le site du diocèse.

(Article rédigé le 1er avril 2015 🙂

Thomas Gueydier raconte Marcel Callo : 2 émissions à écouter

Thomas Gueydier a été chargé par Mgr d’Ornellas d’organiser le 70e anniversaire de la mort du bienheureux Marcel Callo, le 19 mars 2015 à Rennes. En deux émissions sur la radio RCF Alpha, il revient sur l’histoire du jeune ouvrier rennais mort en camp de concentration en Allemagne.

RCF Alpha_Bloc logo infos

ou sur http://rcf.fr/spiritualite/au-coeur-de-la-foi.

Report des animations autour de Marcel Callo

Suite à la découverte de fissures dans la basilique Notre-Dame de Bonne Nouvelle, les animations prévues autour de l’anniversaire de la mort de Marcel Callo sont reportées à une date ultérieures.

Le 20 mars, lendemain des festivités autour de Marcel Callo, la basilique a été fermée au public suite à la découverte de fissures à plusieurs endroits dans l’édifice. Les célébrations religieuses étant interdites dans l’église, les animations prévues aussi à l’intérieur après le 19 mars sont reportées à une date indéterminée. Il s’agit :

  • des projections du film « Un ciel en enfer »
  • du parachèvement de la fresque dédiée à Marcel Callo à l’intérieur de la Basilique et de la réalisation d’un tableau consacré à son entrée au Paradis

> Dès que les services publics autoriseront à nouveau l’accès au bâtiment, vous serez avertis de la reprise des animations.

En attendant, passez découvrir la fresque géante qui longe l’église place Sainte-Anne : elle est enfin totalement terminée !

Témoignage de Fernand Morin, un compagnon de détention de Marcel Callo

Fernand Morin a croisé le chemin de Marcel Callo, dans la ville de Gotha en Allemagne. Tous deux ont partagé une cellule pendant près de deux mois, arrêtés avec 10 autres camarades pour « action catholique ». En 2000, lors du 55e anniversaire de la mort de Marcel Callo, Fernand Morin était venu raconter son histoire à Rennes.

150312_resistances-chretiennes-dans-l-allemagne-nazie-fernand-morin-compagnon-de-cellule-de-marcel-callo

Fernand Morin est né en 1920. Il vivait à Flers, dans l’Orne, où il était ouvrier horloger et membre de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne (JOC).

Sa fille, Dominique, était présente le 19 mars 2015 à Rennes pour la commémoration du 70e anniversaire de la mort de Marcel Callo. En 2014, elle a rassemblé dans le livre « Résistances chrétiennes dans l’Allemagne nazie, Fernand Morin, compagnon de cellule de Marcel Callo » tous les témoignages et documents autour du groupe de Gotha, dont son père et Marcel ont fait partie, et publié des archives inédites de cette période. Elle a bien voulu nous partager les notes prises par Fernand Morin pour son témoignage à Rennes en 2000, lors d’un dîner qui réunissait les amis de Marcel Callo et une délégation du diocèse de Linz (Autriche) où se trouvait le camp de Mauthausen.

Extraits de l’intervention de Fernand Morin à Rennes le 19 mars 2000

Fernand Morin
Fernand Morin en 2005, chez lui

« Réquisitionné en octobre 1942 (avant la loi sur le service obligatoire), j’étais le seul du convoi à comprendre la langue allemande et de ce fait fut nommé interprète et responsable du groupe français de Gotha. Beaucoup de jeunes, coupés de leurs habitudes, de leurs familles, au milieu de cet exil forcé se trouvèrent désorientés et très vite les bas instincts émergèrent. Les jeunes chrétiens, JOC, JIC, JAC, scouts, séminaristes, et aumôniers bien sûrs réagirent très vite et se regroupèrent…

Par mes occupations générales, toujours inverses des heures de l’usine, je n’ai pu assister à aucune des réunions qui se firent au camp entre ces « Fédéraux » des villes voisines qui se retrouvèrent de temps à autre dans des sites différents. Le 1er avril 1944, à quelques jours de Pâques, je fus interrogé pendant 48 heures sur les noms de onze militants inscrits sur un dossier sur lequel se référaient les officiers de la Gestapo. Je pouvais donc nier en toute bonne foi et ne reconnaître que mes compagnons de Gotha, André Vallée et son frère Roger, séminariste de Mortagne, ainsi que l’abbé Lecoq ancien aumônier des prisonniers de guerre…

N’étant qu’un compagnon secondaire, ils arrêtèrent tous mes futurs compagnons et je signais un avertissement par lequel je serai arrêté moi-même au moindre écart. Je retrouvais la prison en juillet dans la cellule même de Marcel Callo, garçon jocial, direct, très mystique, chaleureux, écrivant très souvent sur des petits bouts de papier, des « lettres » qui parvinrent à sa famille, à sa fiancée, Marguerite qui tenait une grande place dans son cœur, et en dernier à ses compagnons de travail de Zella-Mellis…

Un compagnon de son ancien camp de travail avait réussi à obtenir d’un prêtre allemand, une hostie consacrée, enfermée dans une petite boite en métal… Elle a transité jusqu’à Gotha dans les poches d’un autre compagnon, Henri Choteau. Ce n’est qu’au bout de quinze jours qu’il put enfin passer son trésor dans les mains de l’abbé Lecoq, qui la partagea entre tous…

Croix immortelles
La croix, réalisée en immortelles dans la prison de Gotha, a été donnée à l’Église en 2013 par Fernand Morin comme un témoignage de l’engagement des catholiques français contre la barbarie nazie

Par un jour de juillet, les allemands eurent la bonne idée de nous réunir tous dans une grande même cellule (tous sauf un car Louis Pourtois de Besançon fut jugé trop faible pour les gros travaux et fut astreint à casser du petit bois dans la cour de la prison). Cette cellule était nommée « l’Eglise » du fait que longtemps auparavant un pasteur protestant venait évangéliser les détenus d’alors.

L’abbé Lecoq avait réussi à conserver un missel, un autre avait son chapelet, et puis il y eut aussi ce bouquet d’immortelles que Camille Millet rentra clandestinement et dont il façonna une croix. Fixée au mur, elle fut bénie par Jean Lecoq…Elle est rentrée en France intacte, devenant ainsi le symbole de notre résistance spirituelle.

Puis un soir, ils furent informés du départ matinal pour Buchenwald et Dachau. Je restais là encore pour quelques semaines. Le désir de tous était de se retrouver après la guerre tous autour de la croix. Je la sortis clandestinement le lendemain matin, la remis à un prisonnier de guerre qui m’est resté toujours inconnu, en le priant de la rentrer en France et d’en prendre soin. Les compagnons ne purent entrer à Buchenwald et furent acheminés au camp de Flossenbourg…

Marcel Callo porte en lui ses compagnons de misère. Sa foi s’est enrichie comme chacun de l’union avec les autres. Son rayonnement continue dans les communautés de paroisses nouvelles qui portent son nom bien au-delà de la France… »

EN SAVOIR PLUS :

  • L’expérience de Fernand Morin est racontée par sa fille, Dominique Morin, dans le livre « Résistances chrétiennes dans l’Allemagne nazie. Fernand Morin, compagnon de cellule de Marcel Callo ». Éditions Karthala, 2014.

Un signet gratuit pour faire connaître Marcel Callo

Signet Marcel Callo
Signet Marcel Callo

 

Un signet hommage à Marcel Callo, réalisé par le diocèse de Rennes, est diffusé gratuitement à la basilique Notre-Dame de Bonne Nouvelle et dans les évènements liés à cet anniversaire.

Le signet est en carton blanc et découpé autour de la silhouette de Marcel Callo.

 Au recto

Avec le portrait de Marcel Callo et ses dates de naissance et mort (6 décembre 1921 – 19 mars 1945), un extrait de l’homélie de saint Jean Paul II lors de la béatification le 4 octobre 1987 à Rome :

« À nous tous, laïcs, religieux, prêtres ou évêques, il relance l’appel universel à la sainteté ; une sainteté et une jeunesse spirituelle dont notre vieux monde occidental a tant besoin pour continuer d’annoncer l’Évangile à temps et à contretemps ! »

 Au verso

Un extrait de la dernière lettre écrite par Marcel Callo en prison le 6 juillet 1944, 3 mois après son arrestation par la Gestapo et 8 mois avant sa mort  dans le camp de Mauthausen:

« Heureusement, il est un Ami qui ne me quitte pas un seul instant et qui sait me soutenir et me consoler dans les heures pénibles et accablantes. Avec Lui l’on supporte tout.

Combien je remercie le Christ de m’avoir tracé le chemin que je suis en ce moment. Quelles chics journées à lui offrir ! Combien mon offrande journalière doit Lui être agréable !

Toutes mes souffrances et difficultés je les offre pour vous tous, mes bien chers parents, pour ma petite fiancée, pour Jean, afin que son ministère soit fécond ; pour tous mes amis. Oui, combien il est doux et réconfortant de souffrir pour ceux qu’on aime… »

> On peut se procurer aussi ce signet à la Maison diocésaine de Rennes, 45 rue de Brest, Tél. 02 99 14 35 35,