Sortie du documentaire « Marcel Callo, l’histoire d’un rennais »

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Antoine Vaz, chef dans le groupe Marcel Callo des Scouts Unitaire de France à Rennes

Voilà enfin le documentaire qui revient de façon approfondie sur le 70e anniversaire de la mort du bienheureux Marcel Callo. Emmanuel Massou, le réalisateur des Productions du Regard, a suivi les festivités du 19 mars 2015 à Rennes, la création de la fresque de la place Saint-Anne… jusqu’à son démontage début octobre, et a rencontré les témoins clé de cette aventure.

> VOIR LA VIDÉO (HD)

Le film est diffusé en novembre sur TVR :

  • les samedis 7 et 14 nov. : 11h et 14h30
  • les dimanches 1, 8 et 15 nov. : 11h30

Présentation par Emmanuel Massou, réalisateur de « Marcel Callo, l’histoire d’un rennais »

Marcel Callo est pour de nombreux chrétiens d’Ille-et-Vilaine un homme de Foi. Mais pour la majorité des Rennais, le visage lisse, le regard ingénu surmonté de petites lunettes rondes du jeune Marcel… n’évoque rien ! 70 ans après la libération des camps extermination où il a trouvé la mort, l’archevêque de Rennes a décidé de redonner à Marcel Callo l’influence qu’il n’aurait jamais du perdre.

Marcel Callo, est mort pour avoir été jugé « trop catholique ». Son militantisme trop véhément a déclenché le courroux de ces tortionnaires, qui ont aggravé les conditions de sa détention, jusqu’à provoquer sa mort. C’est ce courage inouï, intemporel, que Thomas Gueydier, chargé de mission du Diocèse de Rennes, s’efforce à rappeler aux Rennais. Pour initier cet élan, il fallait un déclic, un évènement. la rencontre fortuite avec un collectif d’artistes graffeurs rennais, La Crèmerie, constituera cet élément déclencheur. Défié par Thomas Gueydier, les grapheurs vont réaliser le 19 mars un fresque géante de 40 m de large. Depuis, cette vision contemporaine de Marcel Callo, en plusieurs tableaux, interpelle les rennais qui transitent nombreux chaque jour de la rue de St-Malo à la place Ste-Anne.

Ce reportage est construit comme une déambulation dans le Rennes d’aujourd’hui, fortement imprimé de la jeunesse de Marcel Callo, dans les pas de trois témoins, trois rennais, pour qui ce jeune héros malgré lui constitue aujourd’hui une source d’inspiration.

Soutenez la réalisation d’un film sur Marcel Callo

Lors du 70e anniversaire de la mort de Marcel Callo, en mars dernier, est né le projet de réaliser un film sur cet évènement et la personnalité atypique du jeune rennais mort en camp de concentration au nom de sa foi. Aujourd’hui, vous pouvez aidez ce projet en devenant co-producteur de ce film !

Interview fresque
Interview de l’artiste coordinateur de la fresque sur Marcel Callo, par l’équipe des productions du Regard le 19 mars 2015.

L’histoire : Emmanuel Massou, réalisateur de l’association des Productions du regard, a été séduit par la force de témoignage du bienheureux Marcel Callo. L’évènement du 19 mars 2015 à Rennes était aussi riche en images fortes : la réalisation d’une fresque géante, la visite de Rennes sur les pas du jeune rennais, la célébration à Notre-Dame de Bonne Nouvelle avec des représentants des mouvements de jeunesse de Marcel… Il a tout de suite décidé de suivre ces manifestations avec sa caméra.

Le projet : réaliser un documentaire de 30 minutes sur la vie de Marcel Callo, pour une diffusion en télévision puis en DVD.

Votre participation : afin de faire mieux connaître le message de Marcel Callo et de soutenir la réalisation de ce documentaire, une collecte de fonds sur le site http://www.christ-funding.com vient tout juste d’être lancée. En échange de votre don, vous pourrez recevoir un ou plusieurs DVD des films récents de l’association Les Productions du regard.
> Rendez-vous sur cette page : https://www.christ-funding.com/fr/Marcel_Callo

Quel témoignage de Marcel Callo pour les jeunes aujourd’hui ?

Le « Mag des jeunes » du 25 mars 2015 sur RCF Alpha s’interrogeait sur le message que le bienheureux Marcel Callo peut apporter encore aujourd’hui aux jeunes. Gabrielle Wassmer, responsable diocésaine de la Pastorale des jeunes / Silo, recevait trois jeunes des mouvements dans lesquels Marcel Callo étaient lui-même engagé.

> Écoutez l’émission : http://silo.asso.fr/mag-jeunes-3-marcel-callo/

Les invités :

  • Marie Frontaine, responsable diocésaine du Mouvement Eucharistique des Jeunes
  • François Lanoë, du groupe Scout Unitaire de France « Marcel Callo » à Rennes
  • Samuel Rubin, de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne

Trois jeunes qui sont touchés par la vie de Marcel Callo : le sens du service des autres et de l’engagement pour faire bouger les choses, l’aide auprès de ses camarades de travail et la réaction à l’injustice, la confiance dans le Christ et sa pratique de la prière et de l’Eucharistie.

140 m de graff à Rennes : découvrez la fresque complète sur Marcel Callo !

Le 19 mars 2015 était inauguré une grande fresque hommage à Marcel Callo, réalisée par des graffeurs au pied de la basilique Notre-Dame de Bonne-Nouvelle. Terminée quelques jours plus tard, découvrez ici le fresque dans sa totalité.

Fresque Marcel Callo_complète_3

Cinq graffeurs du collectif rennais La Crèmerie ont réalisé cette fresque, à la demande du diocèse de Rennes et de la Ville de Rennes. Le coordinateur du groupe, de son nom d’artiste-peintre Mya, avait rencontré auparavant Mgr Pierre d’Ornellas pour échanger sur le thème de la fresque et imaginer les différentes scènes. Les artistes ont ensuite eu carte blanche pour la création de l’œuvre.

Pour voir la fresque en détail et en plein écran

> http://www.closr.it/s/w/xxm/

Cliquez sur le lien ci-dessus pour afficher la fresque dans un module spécial qui vous permettra de vous déplacer dans la fresque en grand format et de suivre une visite guidée (en cliquant sur l’icône triangle).

Constituée de 8 scènes, la fresque se lit de droite à gauche

Fresque Marcel Callo_S1-2 1/ C’est l’histoire d’un Rennais né en 1921…
Fresque Marcel Callo_S2-2 2/ L’enfance de Marcel Callo à Rennes
Fresque Marcel Callo_S3-2 3/ L’imprimerie où il travaille en tant qu’ouvrier typographe
Fresque Marcel Callo_S4-2 4/ Le bombardement de Rennes du 8 mars 1943
Fresque Marcel Callo_S5-2 5/ Marcel et sa fiancée, Marguerite, au moment de son départ pour l’Allemagne, séparés par la croix en fleur d’immortelles qui symbolise son engagement religieux
Fresque Marcel Callo_S6-2 6/ Le départ pour le service du Travail Obligatoire
Fresque Marcel Callo_S7-2 7/ En Allemagne, Marcel est emprisonné car il continue son engagement de jociste
Fresque Marcel Callo_S8-2 8/ Marcel Callo meurt en mars 1945 au camp de concentration de Mauthausen

« Marcel Callo : le graff d’une vie » : la vidéo de la réalisation de la fresque

Une réalisation de Lou-Kevin Roquais pour Les Productions du regard.

Quelques photos sur la réalisation de la fresque

Peinture et bombes
Peinture et bombes en action place Sainte-Anne à Rennes le 19 mars 2015
Mya, le graffeur qui a coordonné la fresque
Mya, le graffeur qui a coordonné la fresque
Des élèves de l'école Marcel Callo de Rennes assistent aux derniers coups de bombes
Des élèves de l’école Marcel Callo de Rennes assistent aux derniers coups de bombes
Mya échange avec Mgr d'Ornellas
Mya échange avec Mgr d’Ornellas lors de l’inauguration
L'équipe des graffeurs La Crèmerie qui ont réalisé la fresque, avec Mgr d'Ornellas
L’équipe des graffeurs La Crèmerie qui ont réalisé la fresque, avec Mgr d’Ornellas
Mya et Mgr d'Ornellas
Mya et Mgr d’Ornellas
Fresque Marcel Callo
Mya rencontre une sœur de Marcel Callo et la fille d’un de ses compagnons de captivité (Fernand Morin)

Témoignage de Fernand Morin, un compagnon de détention de Marcel Callo

Fernand Morin a croisé le chemin de Marcel Callo, dans la ville de Gotha en Allemagne. Tous deux ont partagé une cellule pendant près de deux mois, arrêtés avec 10 autres camarades pour « action catholique ». En 2000, lors du 55e anniversaire de la mort de Marcel Callo, Fernand Morin était venu raconter son histoire à Rennes.

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Fernand Morin est né en 1920. Il vivait à Flers, dans l’Orne, où il était ouvrier horloger et membre de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne (JOC).

Sa fille, Dominique, était présente le 19 mars 2015 à Rennes pour la commémoration du 70e anniversaire de la mort de Marcel Callo. En 2014, elle a rassemblé dans le livre « Résistances chrétiennes dans l’Allemagne nazie, Fernand Morin, compagnon de cellule de Marcel Callo » tous les témoignages et documents autour du groupe de Gotha, dont son père et Marcel ont fait partie, et publié des archives inédites de cette période. Elle a bien voulu nous partager les notes prises par Fernand Morin pour son témoignage à Rennes en 2000, lors d’un dîner qui réunissait les amis de Marcel Callo et une délégation du diocèse de Linz (Autriche) où se trouvait le camp de Mauthausen.

Extraits de l’intervention de Fernand Morin à Rennes le 19 mars 2000

Fernand Morin
Fernand Morin en 2005, chez lui

« Réquisitionné en octobre 1942 (avant la loi sur le service obligatoire), j’étais le seul du convoi à comprendre la langue allemande et de ce fait fut nommé interprète et responsable du groupe français de Gotha. Beaucoup de jeunes, coupés de leurs habitudes, de leurs familles, au milieu de cet exil forcé se trouvèrent désorientés et très vite les bas instincts émergèrent. Les jeunes chrétiens, JOC, JIC, JAC, scouts, séminaristes, et aumôniers bien sûrs réagirent très vite et se regroupèrent…

Par mes occupations générales, toujours inverses des heures de l’usine, je n’ai pu assister à aucune des réunions qui se firent au camp entre ces « Fédéraux » des villes voisines qui se retrouvèrent de temps à autre dans des sites différents. Le 1er avril 1944, à quelques jours de Pâques, je fus interrogé pendant 48 heures sur les noms de onze militants inscrits sur un dossier sur lequel se référaient les officiers de la Gestapo. Je pouvais donc nier en toute bonne foi et ne reconnaître que mes compagnons de Gotha, André Vallée et son frère Roger, séminariste de Mortagne, ainsi que l’abbé Lecoq ancien aumônier des prisonniers de guerre…

N’étant qu’un compagnon secondaire, ils arrêtèrent tous mes futurs compagnons et je signais un avertissement par lequel je serai arrêté moi-même au moindre écart. Je retrouvais la prison en juillet dans la cellule même de Marcel Callo, garçon jocial, direct, très mystique, chaleureux, écrivant très souvent sur des petits bouts de papier, des « lettres » qui parvinrent à sa famille, à sa fiancée, Marguerite qui tenait une grande place dans son cœur, et en dernier à ses compagnons de travail de Zella-Mellis…

Un compagnon de son ancien camp de travail avait réussi à obtenir d’un prêtre allemand, une hostie consacrée, enfermée dans une petite boite en métal… Elle a transité jusqu’à Gotha dans les poches d’un autre compagnon, Henri Choteau. Ce n’est qu’au bout de quinze jours qu’il put enfin passer son trésor dans les mains de l’abbé Lecoq, qui la partagea entre tous…

Croix immortelles
La croix, réalisée en immortelles dans la prison de Gotha, a été donnée à l’Église en 2013 par Fernand Morin comme un témoignage de l’engagement des catholiques français contre la barbarie nazie

Par un jour de juillet, les allemands eurent la bonne idée de nous réunir tous dans une grande même cellule (tous sauf un car Louis Pourtois de Besançon fut jugé trop faible pour les gros travaux et fut astreint à casser du petit bois dans la cour de la prison). Cette cellule était nommée « l’Eglise » du fait que longtemps auparavant un pasteur protestant venait évangéliser les détenus d’alors.

L’abbé Lecoq avait réussi à conserver un missel, un autre avait son chapelet, et puis il y eut aussi ce bouquet d’immortelles que Camille Millet rentra clandestinement et dont il façonna une croix. Fixée au mur, elle fut bénie par Jean Lecoq…Elle est rentrée en France intacte, devenant ainsi le symbole de notre résistance spirituelle.

Puis un soir, ils furent informés du départ matinal pour Buchenwald et Dachau. Je restais là encore pour quelques semaines. Le désir de tous était de se retrouver après la guerre tous autour de la croix. Je la sortis clandestinement le lendemain matin, la remis à un prisonnier de guerre qui m’est resté toujours inconnu, en le priant de la rentrer en France et d’en prendre soin. Les compagnons ne purent entrer à Buchenwald et furent acheminés au camp de Flossenbourg…

Marcel Callo porte en lui ses compagnons de misère. Sa foi s’est enrichie comme chacun de l’union avec les autres. Son rayonnement continue dans les communautés de paroisses nouvelles qui portent son nom bien au-delà de la France… »

EN SAVOIR PLUS :

  • L’expérience de Fernand Morin est racontée par sa fille, Dominique Morin, dans le livre « Résistances chrétiennes dans l’Allemagne nazie. Fernand Morin, compagnon de cellule de Marcel Callo ». Éditions Karthala, 2014.

Des graffeurs rendent hommage à Marcel Callo

Palissade fresque Marcel Callo
La palissade où sera peinte la fresque sur Marcel Callo, au pied de la Basilique Notre-Dame de Bonne Nouvelle, à côté de la place Sainte-Anne.

 

Le 19 mars 2015 à 18h sera inaugurée place Saint-Anne, à Rennes, une fresque de 40 mètres sur la vie de Marcel Callo. Une réalisation étonnante qui tisse un lien entre art contemporain – et éphémère ! – et un personnage historique de la Ville de Rennes. Une passerelle aussi entre la cité bretonne et la basilique Notre-Dame de Bonne Nouvelle, représentante de son histoire religieuse.

A la bombe : Mya et le collectif de graffeur rennais La Crèmerie. Des artistes qui sont déjà intervenus sur les palissades de la place Sainte-Anne. Du mercredi 18 au jeudi 19, les graffeurs vont jouer de la bombe pour représenter les grandes étapes de la vie de jeune rennais, de son enfance dans le quartier à sa mort en déportation. La fresque se situera au pied de l’escalier de la basilique, le long du Couvent des Jacobins actuellement en plein travaux. Elle sera inaugurée à 18h par Monseigneur Pierre d’Ornellas, Archevêque de Rennes, et Mme Lénaïg Briéro, Maire-Adjointe de Rennes.

Dans les jours qui suivent, une deuxième réalisation sera faite par les mêmes artistes, cette fois dans la basilique elle-même, sur le message plus spirituel de Marcel Callo. Il sera possible d’assister à la création de l’œuvre dans l’église.

> Le site du collectif La Crèmerie

> Le graffeur Mya interviewé par Thomas Gueydier sur RCF Alpha (émission Au cœur de la foi du 7 janvier 2015, 13 mn) :
http://rcf.fr/spiritualite/mia-artiste-peintre (accès gratuit après identification sur le site)

Une fresque graffée sur les palissades du Couvent des Jacobins

La réalisation d’une fresque hommage à Marcel Callo sur les palissades du chantier du Couvent des Jacobins (côté Basilique) a pour but de situer un geste de mémoire original à proximité d’un lieu central dans la vie de Marcel Callo : la Basilique de Notre-Dame de Bonne Nouvelle (autrefois appelée église Saint-Aubin).

Lieu de recueillement, où il retrouvait les siens tous les dimanches et tous les jours de la semaine avant d’aller travailler de l’autre côté de la Vilaine. Lieu d’engagement, où il rencontrait ses amis militants de la J.O.C pour réfléchir aux conditions de vie des ouvriers. Lieu romantique, où il se retrouva quelques mois avant son départ avec Marguerite pour confier à Dieu et à Notre Dame leur futur foyer… Lieu symbolique enfin, où un service funèbre pour le repos de son âme rassembla une foule immense le 12 juin 1945.

Le choix d’un art populaire (le graffe) pour rendre hommage à l’ouvrier que fut Marcel Callo est, lui aussi, significatif. Pour de multiples raisons, le jeune déporté breton est la mémoire populaire du quartier ou la mémoire du quartier populaire que fut et que demeure, d’une autre manière aujourd’hui, le quartier Sainte-Anne. En outre, le caractère éphémère de la représentation nous rappelle la fragilité du Souvenir, toujours menacé par l’oubli et la précarité de notre humanité commune, toujours à reconstruire, toujours à réinventer, jamais acquis.

Le contraste entre le street art et l’architecture de la Basilique sera renforcé par le concert de chant choral donné par le Chœur de Saint Vincent le 19 au soir. Au programme : des Psaumes chantés en français, en anglais et en allemand.

> Tous le programme du 19 mars 2015 à Rennes

Une béatification soutenue par des Allemands !

Propos recueillis par Emmanuelle Bouler pour Église en Ille-et-Vilaine

Rose-Marie Pabel faisait partie de la délégation étrangère invitée en Ille-et-Vilaine en octobre 2007 pour le 20e anniversaire de la béatification de Marcel Callo. Elle fut, avec le Cardinal Gouyon alors archevêque de Rennes, la vice-postulatrice de la cause de béatification, pour l’Allemagne.

EIV : Pourquoi vous êtes vous intéressé à Marcel Callo ?

Rose-Marie Pabel : C’est parti d’une rencontre : j’ai rencontré il y a 50 ans maintenant un prêtre allemand qui venait de traduire la biographie de Marcel Callo. Il avait le désir de le voir un jour béatifié. Suite à cette rencontre, je me suis associée aux démarches qui ont été prises en Allemagne pour une éventuelle béatification de Marcel Callo, avec ce prêtre et d’autres mouvements catholiques tels que Pax Christi et la Joc.

Pourquoi la béatification de Marcel Callo vous tenait tant à cœur ?

J’ai senti que c’était mon devoir de le faire. C’était pour moi, et d’autres allemands, une façon de vouloir réparer les erreurs commises et de se réconcilier avec la France. Lorsque ce prêtre est décédé en 1962 j’ai continué ce qu’il avait commencé. J’ai voulu faire découvrir Marcel Callo en Allemagne, mais aussi en France, où j’ai participé à de nombreuses conférences à Nantes, à Rennes et à Vitré.

Quel est le sens de la présence de cette délégation ces jours-ci à Rennes ?

Nous venons fêter les 20 ans de la béatification de Marcel Callo, rendez-vous compte ! Cet homme de 23 ans a été béatifié à Rome. Il me semblait important que cet anniversaire soit fêté par les français, ainsi que les représentants d’autres pays qui veulent le faire connaître davantage.

Quel témoignage peut il donner aux jeunes ?

On voudrait que ce témoignage serve aux générations qui constituent l’avenir. On espère que les jeunes vont être touchés lors de la présentation du film sur sa vie, ou lors de la messe dite en sa mémoire le 7 octobre à l’église Saint-Aubin, présidée par Monseigneur d’Ornellas.

On espère qu’ils vont être incité à le suivre. Marcel Callo a été un témoin du Christ jusqu’à sa mort dans le camp de concentration de Mauthausen. C’était un homme qui rayonnait l’amour du Christ, il vivait une union mystique avec Jésus, il disait qu’il était son meilleur ami et soutien. Par sa vie, il a démontré que la foi chrétienne donne force et courage.

Bienheureux Marcel Callo, un jeune témoin de l’espérance

Ce  19 mars  2015,  nous  fêtons  à Rennes le  70e   anniversaire  de  la  mort  de Marcel  Callo. Un évènement qui concerne les jeunes chrétiens d’aujourd’hui, qui se mobiliseront ces jours là et dans les semaines suivantes. Deux témoignages…

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Marcel Callo, au milieu de ses compagnons d’ateliers à Rennes ou en prison en Allemagne, ne pouvait s’empêcher de partager son espérance.

Jean-Paul II l’a donné comme modèle pour la jeunesse d’Europe

Sa mort est à l’image de sa vie, toute entière  tournée  vers  le  Christ  en  toute simplicité,  comme  en  témoigne  le  colonel Tibodo,  un  camarade  bouleversé  devant l’attitude de Marcel Callo au moment de sa mort : « J’ai  connu  Marcel  Callo  pendant  quelques heures seulement, celles qui ont précédé sa mort  en  mars 1945,  un  mois  et  demi  avant la libération. Je ne l’ai connu qu’aux dernières heures de sa vie : il est mort en quelque sorte dans mes bras. […] Si moi, parpaillot, qui ai vu des milliers de prisonniers mourir, j’ai été frappé par le regard de Marcel Callo, c’est qu’il y avait en lui quelque chose d’extraordinaire. Ce me fut une révélation : son regard était plutôt un regard d’espoir, l’espoir d’une vie nouvelle, il exprimait une conviction profonde qu’il partait vers le bonheur. C’était un acte de foi et d’espérance vers une vie meilleure. Je n’ai jamais vu chez un moribond un regard comme le sien ».

À travers ses engagements successifs dans la Croisade Eucharistique — aujourd’hui devenu le Mouvement Eucharistique des Jeunes —, les Scouts, puis la Jeunesse Ouvrière Chrétienne, Marcel Callo a grandi dans la proximité avec le  Christ,  et  avec  le  désir  de  vivre  sa  foi  au quotidien, dans tous les moments de sa vie. En 1988, Jean-Paul II l’a donné comme modèle pour la jeunesse d’Europe. Dans sa simplicité et son engagement, il continue de nous inspirer.

Gabrielle Wassmer
Responsable diocésaine Pastorale jeunes

Marcel Callo est pour moi un exemple à suivre

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Jeu scénique par des jeunes de la JOC lors du 60e anniversaire de la mort de Marcel Callo, à l’église Saint-Yves de la paroisse Marcel Callo de Rennes. Mars 2005.

Je lis beaucoup de livres sur lui et je suis admiratif de son service auprès des jeunes jocistes rennais. C’est lui qui a ouvert le chemin de la JOC de Rennes et aujourd’hui nous tous, jocistes, sommes reconnaissants pour ce qu’il a fait.

À la lecture d’un livre, j’ai découvert que, lors des temps forts, Marcel avait l’habitude d’être toujours en retard parce qu’il avait été chercher directement le jeune chez lui et lui disait de venir. La JOC de Rennes est toujours marquée par cette habitude d’aller vers les jeunes et leur dire « viens et vois », comme Marcel.

L’autre jour, je suis allé voir des jeunes de CAP vente et j’ai été surpris de voir qu’ils n’arrivaient pas à faire groupe mais, à la fin de la rencontre, ils ont réussi à choisir une date pour faire un goûter. C’est pour cela que, depuis 2009, je fais de la JOC. Peut-être que mon action n’était pas une des plus grandes mais cette simple intervention a peut-être changé 30 jeunes.

Corentin Fargeaud,
Trésorier de fédération de la JOC 35 (Jeunesse Ouvrière Chrétienne)